Les véhicules électriques à batterie (BEV) poursuivent leur forte progression avec une hausse de 29,1 %. Entre janvier et avril 2026, ils représentent désormais 20,9 % du marché européen, contre 17 % un an plus tôt. Au total, 978 845 voitures électriques ont été immatriculées sur cette période. Sur le seul mois d’avril, l’Europe a quasiment vendu autant de voitures électriques (255 296 unités) que de modèles essence (255 902 unités), illustrant l’accélération de la transition énergétique du secteur.
Cette dynamique est particulièrement portée par plusieurs grands marchés européens. Les ventes de BEV ont fortement progressé en Italie (+73,1 %), en France (+48,2 %) et en Allemagne (+41,3 %). À eux seuls, ces trois pays concentrent près des deux tiers des immatriculations de véhicules électriques en Europe depuis le début de l’année.
Malgré la progression spectaculaire des électriques, les véhicules hybrides non rechargeables demeurent le choix privilégié des consommateurs européens. Avec 1,77 million d’immatriculations, ils représentent 38 % du marché et conservent leur statut de première motorisation en Europe. Les principaux marchés affichent également des progressions significatives : Italie (+25,5 %), Espagne (+19,7 %), Allemagne (+6,6 %) et France (+2,3 %).
Les hybrides rechargeables (PHEV) retrouvent également des couleurs. Avec 473 500 unités immatriculées sur les quatre premiers mois de l’année, leur part de marché atteint 10,1 %, contre 8,2 % un an auparavant. Au total, les véhicules électrifiés – hybrides, hybrides rechargeables et électriques – représentent désormais près de 69 % des immatriculations en Europe (UE + AELE + Royaume-Uni).
À l’inverse, les motorisations thermiques poursuivent leur déclin. La part cumulée des véhicules essence et diesel est tombée à 29,1 % du marché européen, contre 36,5 % un an plus tôt. Les ventes de véhicules essence ont reculé de 16,5 % sur les quatre premiers mois de l’année, tandis que le diesel poursuit sa contraction avec une baisse de 16,7 % et une part de marché limitée à 6,7 %. Dans plusieurs pays européens, notamment la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède, les ventes de voitures électriques dépassent désormais celles des modèles essence.
Côté constructeurs, le groupe Volkswagen Group conserve largement sa première place avec 26,8 % du marché européen en avril. Ses immatriculations ont progressé de 3,5 %, notamment grâce aux performances de Škoda et Audi. Stellantis occupe la deuxième position avec 15,3 % de part de marché et une hausse de 6,7 % de ses volumes, portée notamment par Fiat et Opel. À l’inverse, Renault Group a enregistré un recul de 3,6 % de ses immatriculations, sa part de marché s’établissant à 9,2 %, en baisse d’un point par rapport à 2025.
Derrière les grands groupes historiques, plusieurs constructeurs chinois poursuivent leur percée sur le marché européen. BYD a plus que doublé ses ventes pour atteindre 2,3 % du marché, tandis que Chery a quasiment quadruplé ses volumes avec une part de marché de 2,1 %. Leapmotor a, de son côté, multiplié ses ventes par cinq pour atteindre 0,8 % du marché européen.
Parallèlement, Tesla a enregistré une progression de 46,5 % de ses ventes après une année 2025 plus difficile, profitant pleinement de l’essor continu des véhicules électriques.
