Le point principal de ce premier semestre est l’accélération de l’électrification. Les véhicules 100 % électriques ont représenté 30 % des immatriculations en juin et 28,2% depuis le début de l’année, un niveau inédit en France. Cette progression est portée par le succès du leasing social, l’élargissement de l’offre, l’arrivée de modèles plus accessibles comme les Renault 5, Twingo E-Tech ou Citroën ë-C3, ainsi que par la hausse des prix des carburants. A noter que les particuliers pourront compter sur la mise en place du prochain leasing social à partir du 16 juillet. Les motorisations hybrides restent néanmoins les plus vendues, avec près de 47 % de part de marché, tandis que les modèles essence (-24%) et surtout diesel poursuivent leur recul (.
Du côté des constructeurs, Stellantis signe un bon mois (+9,6%) grâce aux performances de Fiat (+112%), Citroën (+9,8%) et Peugeot (+12%), Peugeot reste tout de même repli (-8,2%) sur les 6 mois malgré sa bonne performance de juin. Le groupe Renault affiche une progression plus modérée, soutenue principalement par la forte croissance d’Alpine, alors que les marques Renault et Dacia restent en léger retrait. A noter des disparités chez les groupes allemands, alors que le groupe BMW progresse de 7,2% en juin, le groupe Volkswagen se maintient avec +1,2% et Daimler chute avec des ventes en baisse de 18,6%.
Tesla confirme son retour en force avec des ventes plus que doublées en juin (+105%). Son Model Y figure désormais parmi les cinq modèles les plus vendus en France sur le premier semestre. Dans le même temps, les constructeurs chinois continuent de gagner du terrain, avec BYD qui dépasse désormais MG en volumes mensuels (5 040 contre 4 688 VP vendus), illustrant l’intensification de la concurrence sur le marché français.
Si les volumes restent inférieurs aux niveaux d’avant-crise, le marché français confirme une évolution structurelle : l’électrique s’impose désormais comme l’un des principaux moteurs de la croissance et transforme durablement le paysage automobile. A voir si les prochains mois pourront confirmer cette reprise, sachant que le baromètre des commandes est en hausse de 4,7% sur les 6 mois 2026 vs 2025.
