La transformation du marché s’accélère. Les motorisations essence et diesel ne représentent plus que 29,9% des immatriculations, contre 36,4 % un an plus tôt. Dans le détail, l’essence tombe à 22,3 % de part de marché tandis que le diesel poursuit son déclin à 6,6 %.
Face à ce recul, l’hybride s’impose comme la technologie préférée des automobilistes européens. Les modèles hybrides concentrent désormais 37,5 % des ventes de voitures neuves en Europe, devant l’ensemble des motorisations thermiques. Une progression portée notamment par l’Italie, l’Espagne, l’Allemagne et la France.
L’électrique continue également de gagner du terrain. Entre janvier et mai, plus de 1 247 500 voitures 100 % électriques ont été immatriculées en Europe, soit 21,4 % du marché contre 17,1 % un an plus tôt. L’Italie (+75,7 %), la France (+55,4 %) et l’Allemagne (+40,9 %) figurent parmi les moteurs de cette croissance.
Du côté des constructeurs, le groupe Volkswagen conserve sa place de leader européen malgré un léger recul de ses volumes en mai de 3%, sa part de marché est de 26,1%. Stellantis (-2,3%) reste deuxième, et le groupe Renault (-1%) continue d’évoluer dans un contexte plus difficile. Parallèlement, les marques chinoises poursuivent leur offensive : les immatriculations de BYD ont bondi de 137 % depuis le début de l’année, celles de Chery de 244 % et celles de Leapmotor de plus de 465 %.
La transition automobile européenne est désormais bien engagée. Plus encore que la progression des voitures électriques, c’est le recul historique des motorisations essence et diesel qui symbolise le profond changement à l’œuvre sur le marché.
