Cette reprise s’accompagne d’une accélération de l’électrification du parc. Les hybrides demeurent la motorisation préférée des Européens avec 36,9% de part de marché, tandis que les véhicules 100 % électriques poursuivent leur forte progression (+35,1%) et représentent désormais 22,2% des immatriculations, contre 17,5 % un an plus tôt. Les hybrides rechargeables continuent également de gagner du terrain (+24,8%). À l’inverse, les motorisations essence et diesel poursuivent leur recul et ne représentent plus que 28,5 % du marché européen.
La France figure parmi les moteurs de cette transition avec une progression de 62,9% des immatriculations de véhicules électriques au premier semestre, devant l’Allemagne (+48%). Dans le même temps, les ventes de véhicules à essence y reculent de plus de 34 %, soit la plus forte baisse des grands marchés européens.
Sur le plan des constructeurs, Volkswagen (+2,1%) conserve sa position de leader du marché européen, devant Stellantis (+5,3%) tandis que Renault enregistre un léger recul de ses ventes (-3,5%). En parallèle, les constructeurs chinois poursuivent leur montée en puissance. Leur part de marché atteint désormais 9,5 % sur le semestre et près de 11 % au mois de juin, portée par les excellentes performances de BYD, MG et Chery, dont les ventes progressent à un rythme bien supérieur à celui du marché.
Cette offensive repose sur une gamme de plus en plus diversifiée, avec une forte croissance des modèles hybrides et hybrides rechargeables, qui permettent aux marques chinoises de limiter l’impact des surtaxes européennes sur les véhicules électriques importés de Chine. Dans un contexte de concurrence accrue et de transition énergétique, le marché européen poursuit ainsi sa profonde transformation.
