Les véhicules électriques enregistrent ainsi 36 216 immatriculations, en hausse de 41,8 %, pour une part de marché de 26,2 %. Cette performance est soutenue par les flottes et le leasing social, encore très présents sur la période, mais elle demeure fortement dépendante des aides publiques.
Le groupe Stellantis tire son épingle du jeu avec une progression de 8,1 %, portée par de bons résultats sur l’ensemble de ses marques, repassant devant le groupe Renault (-10 %). Ce dernier reste toutefois leader en tant que marque, malgré un recul de 11,5 %.
Les constructeurs étrangers sont globalement en difficulté, notamment Toyota (-17,5 %), Hyundai (-14 %) et Ford (-22 %). À l’inverse, le groupe Volkswagen progresse légèrement (+5,4 %), porté par ses marques premium et généralistes. Les marques chinoises poursuivent leur percée, avec MG Motor (+59,5 %) et BYD (+22,7 %) en forte croissance. Elles gagnent progressivement des parts de marché grâce à une offre électrique agressive et compétitive.
Sur les quatre premiers mois de 2026, le marché reste en recul de 1,6 %, à 539 908 immatriculations. Sur cette période, les véhicules électriques progressent fortement (+48,2 %) et atteignent 27,5 % de part de marché cumulée. Cette dynamique confirme leur rôle central dans la transformation du marché français. Les motorisations thermiques continuent de reculer, tandis que les hybrides progressent plus modérément. Le marché des particuliers demeure le seul moteur de croissance, contrairement aux entreprises et aux flottes, qui restent orientées à la baisse.
Dans ce contexte, l’automobile française reste sous pression, entre transition énergétique et ralentissement économique. Les prochains mois diront si la croissance de l’électrique peut réellement compenser la baisse du marché global.
