Cette progression intervient malgré la forte contraction du marché norvégien (-76 %), liée notamment à un changement des règles fiscales ayant modifié le calendrier d’achat : décembre 2025 avait enregistré des surventes pour anticiper ces nouvelles dispositions.
En volume, les ventes de véhicules 100 % électriques progressent de 13,9 % en janvier 2026 par rapport à janvier 2025, et même de 28,7 % sur le seul périmètre de l’UE. Cette dynamique s’inscrit toutefois dans un marché global en recul de 3,5 % (-3,9 % dans l’UE). Cette évolution traduit une forme de « prémiumisation » contrainte du marché, liée à la hausse des prix des véhicules et à des dispositifs fiscaux favorisant l’électrique au détriment du thermique. Les véhicules 100 % thermiques ne représentent plus que 29,6 % des ventes, contre 38 % un an auparavant.
La situation des principaux marchés européens demeure préoccupante : Belgique (-19 %), Pays-Bas (-13 %), France et Allemagne (-6,6 %, malgré l’effet positif du leasing social en France). Seules l’Espagne (+1,1 %) et l’Italie (+6,2 %) affichent une croissance.
Côté constructeurs, le groupe Volkswagen maintient sa part de marché à 26,7 %. Stellantis progresse à 17,1 %, contre 15,5 % un an plus tôt. Le groupe Renault recule de 9,8 % à 8,7 %, pénalisé par la forte baisse des ventes de Dacia (-35 % en janvier).
La plupart des autres groupes enregistrent également un recul de leurs volumes : Hyundai (-12,5 %), BMW (-5,7 %), Toyota (-13,4 %), Ford (-13,1 %), Nissan (-17,8 %), Volvo (-14 %), Tesla (-17 %), Suzuki (-13,6 %), JLR (-8,9 %). Seul Mercedes progresse légèrement (+2,8 %), loin toutefois de la performance spectaculaire de BYD (+165 %).
