Sur le dernier mois de l’année, la France se distingue négativement avec une baisse notable des immatriculations de voitures neuves (-5,8 %), alors que plusieurs grands marchés affichent une croissance : l’Allemagne enregistre une forte hausse (+9,7 %), suivie du Royaume-Uni (+3,9 %) et de l’Italie (+2,3 %). Ce mois est également marqué par une accélération significative des ventes de véhicules 100 % électriques, en hausse de 50 % sur un an, soulignant leur rôle moteur dans la dynamique actuelle.
Sur l’ensemble de l’année 2025, le marché européen (AELE+EFTA+UK) confirme une reprise timide : 13,27 millions de voitures neuves ont été immatriculées dans l’Union européenne, soit une progression de 2,4 % par rapport à 2024, mais toujours bien en deçà des niveaux d’avant la pandémie de Covid-19 (environ 15,8 millions en 2019). Cette reprise reste fragile et inégale selon les pays et les motorisations.
La transition énergétique continue de restructurer le marché. Les véhicules 100 % électriques représentent désormais 19,5 % des immatriculations, contre 15,4 % fin 2024, et les voitures hybrides captent près de 34,4 % du marché, restant la motorisation la plus prisée des consommateurs. À l’opposé, les motorisations thermiques poursuivent leur recul : les voitures essence chutent de 18,9 % et les diesels de 24,0 %, réduisant leur part combinée à seulement 33,8 % du marché.
L’année 2025 est aussi marquée par l’essor des constructeurs chinois en Europe. SAIC, via sa marque MG, dépasse désormais Nissan avec plus de 305 000 ventes (+24 %), tandis que BYD triple ses immatriculations (+268 %) pour atteindre près de 187 000 unités, notamment grâce à une stratégie axée sur l’hybride rechargeable.
Parmi les constructeurs historiques, le groupe Volkswagen confirme sa domination avec une solide part de marché (26,9%) et une progression particulièrement soutenue en décembre (+10,2 %), portée par la performance de marques comme Audi et Cupra. Stellantis, bien qu’en recul sur l’année (-3,9 %), parvient à terminer décembre en croissance (+4,5 %) grâce à une meilleure dynamique de marque sur le dernier mois, mais ses ventes annuelles restent en baisse, notamment pour Peugeot et Citroën. Le groupe Renault, voit ses immatriculations progresser de 5,9 % sur l’année ; malgré un mauvais mois de décembre (-2,2), en cause sa marque Dacia en repli de 13,3%, bien que la Renault 5 figure parmi les modèles électriques les plus vendus.
2025 apparaît comme une année de transition pour l’automobile en Europe : légère reprise globale, forte progression des motorisations électrifiées, montée des acteurs chinois et défis persistants pour les constructeurs traditionnels, dans un marché encore loin de retrouver son niveau d’avant-crise.
