Communiqué de presse : Plan de relance Automobile

Communiqué de presse : Plan de relance Automobile

Mis-à-jour le 28/05/2020

Les équipementiers, satisfaits par les annonces de l’exécutif, saluent un plan de soutien au rendez-vous de l’histoire du secteur

Engagée depuis le début de la crise aux côtés des autres acteurs de la filière
automobile pour travailler avec le gouvernement sur les propositions
d’actions les plus pertinentes, la FIEV (Fédération des Industries des
Équipements pour Véhicules) accueille avec une grande satisfaction les
mesures annoncées ce 26 mai par le président de la République, Emmanuel
Macron. Le syndicat des équipementiers se félicite de la prise en compte de
ses préconisations par le gouvernement : relance responsable de la demande
et investissement pour moderniser l’industrie automobile française et
préserver la valeur ajoutée produite en France. Étape historique pour le
secteur automobile, ces mesures concrétisent en outre un engagement
solidaire de toutes les parties prenantes pour la relance.


Après un début 2020 difficile, qui confirmait l’importance des défis que devraient relever les
acteurs du secteur automobile pour changer de paradigme, la crise du Covid-19 est venue
frapper de plein fouet l’ensemble de la filière industrielle. Élément majeur de la chaîne de
valeur, puisque les équipements représentent 80% du prix de revient d’un véhicule, de fait
les équipementiers subissent directement le coût d’arrêt porté à l’activité.


« Diminution de 80% de l’activité, chute des ventes de 90%… le coup d’arrêt est brutal,
massif et inédit dans l’histoire de notre secteur. Face au risque de défaillances de
nombreuses entreprises, et donc de perte de nos savoir-faire industriels, il fallait des
mesures fortes, soutenant la reprise de l’activité tout autant que la poursuite des objectifs
de transition énergétique. Ce plan de soutien de 8 milliards d’euros est au rendez-vous de
l’histoire de l’automobile », déclare Claude Cham, président de la FIEV


Une relance de la demande ciblée : la priorité pour déstocker et ré-alimenter les
carnets de commandes de véhicules propres


La FIEV a insisté auprès des pouvoirs publics sur l’importance de créer un électrochoc de
la demande, en intégrant au dispositif les marchés des flottes d’entreprises et de l’occasion.
Leur dynamisme plus élevé doit favoriser la réduction massive des stocks de véhicules déjà
produits et le rajeunissement du parc automobile français, tout en privilégiant la vente de
véhicules dont les équipements sont produits en France. Les équipementiers soulignent la
recherche par le gouvernement de mesures équilibrées, tenant compte de la réalité actuelle
du marché automobile.


Le renforcement du bonus écologique pour les véhicules électriques et son
élargissement aux véhicules hybrides rechargeables auront sans nul doute un impact
positif sur le tissu industriel français ; ces véhicules étant fortement équipés de composants
produits en France. L’adoption de ce type de véhicules par les particuliers, les entreprises et
les collectivités devrait en outre être favorisée par l’accélération du déploiement des bornes
électriques annoncée par le gouvernement.


De même, la révision de la prime à la conversion – parce qu’elle concerne tout type de
véhicules, y compris les thermiques de dernière génération qui constituent la majorité des
stocks des concessionnaires – est pertinente. Accessible désormais aux trois quarts des
Français grâce à un Revenu Fiscal de Référence dont le plafond est revu à la hausse, et
couvrant 50 % du parc automobile grâce à son élargissement aux véhicules Crit’air 3, cette
prime – pouvant atteindre 5.000€ dans le cas d’un achat de véhicule électrique – devrait
contribuer à assainir un parc trop polluant.


« Le parc roulant en France est vieillissant, près de trois quarts des véhicules vendus aux
particuliers au cours d’une année sont d’occasion. Par ailleurs, le pouvoir d’achat des
automobilistes est menacé par la crise économique que nous connaissons. Si nous
souhaitons réussir le défi d’une mobilité plus respectueuse de l’environnement, il était
impératif de prendre en compte ces aspects en facilitant l’acquisition de véhicules plus
récents et plus propres d’une part, en encourageant le marché des flottes
d’entreprises d’autre part », précise Claude Cham.


Un soutien financier inédit aux équipementiers via un projet global d’investissement
dans la conception et la production en France des véhicules de demain


La FIEV n’a eu de cesse d’affirmer que la France doit se donner pour ambition d’être un
pays leader de la R&D&I dans le secteur de l’automobile et orienter ses choix
d’investissement dans cette direction au profit de notre souveraineté industrielle.
Ce 26 mai, le président de la République a réaffirmé la volonté de l’État d’allouer les moyens
nécessaires à l’ensemble de la filière au profit de l’émergence en France de l’industrie 4.0.
Parmi ces moyens, la création d’un fonds d’investissement de 600 millions d’euros pour
intervenir en fonds propres notamment auprès des acteurs les plus fragilisés et 200 millions
de subventions pour accompagner la modernisation des équipementiers et des soustraitants.


« L’investissement pour soutenir l’excellence de l’innovation est un prérequis à la
préservation de l’empreinte industrielle française. Soutenir l’invention en France du véhicule
dont bénéficiera le monde de demain. Nous saluons l’initiative annoncée par le président de
la République et espérons que celle-ci pourra être suivie par d’autres apports de fonds si
cela est nécessaire », poursuit le président de la FIEV.


Un pacte de solidarité à compléter par un cadre propice à la compétitivité de
l’industrie française
Depuis le début de la crise sanitaire, la FIEV appelle à une concertation étroite, européenne
et coordonnée, pour une reprise optimale de l’activité et une relance forte, rapide et propice
à la réindustrialisation de la France. C’est donc avec satisfaction que le syndicat des
équipementiers accueille les engagements de l’ensemble des parties prenantes, notamment
à travers la localisation en France de certaines productions et la signature de la charte sur
les relations entre clients et fournisseurs au sein de la filière automobile.

La FIEV rappelle par ailleurs qu’une industrie forte est une industrie compétitive et que dans
une économie mondialisée celle-ci n’est possible que si elle bénéficie d’un cadre fiscal
adapté. Les équipementiers auront donc à cœur de collaborer avec le gouvernement – ainsi
qu’avec les autres acteurs des différentes filières industrielles – sur cet aspect dans les mois
à venir.
Claude Cham, président de la FIEV, de conclure : « Les annonces du gouvernement vont
dans le sens des propositions que nous avions formulées : la priorité immédiate est de
relancer la consommation pour écouler les stocks et relancer les commandes de production
en France de véhicules respectueux de l’environnement. À moyen et long terme, le défi est
bien de préserver le savoir-faire industriel, les emplois et la valeur ajoutée produite en
France. Nous poursuivons nos échanges avec l’ensemble des acteurs de la filière et
continuerons de travailler avec les pouvoirs publics pour d’une part assurer un déploiement
opérationnel simple et rapide des mesures annoncées, d’autre part construire conjointement
cette nouvelle stratégie industrielle bénéfique à tous les équipementiers, petits et grands. »